E6 : Interview d’Amandine Sanvisens de PAZ au Vegan’s Folies

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Collaboration avec Radio « Parole d’Animaux »

Suite à nos différents problèmes chez Archives.org, nos podcasts seront désormais hébergés sur la radio parole d’Animaux. Dans le cadre d’un échange que nous avons lieu, nos diffusons respectivement nos logos.

E4 : Une privatisation d’ADP & interview de Cabu

Le gouvernement a fait adopter la loi Pacte(Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises) prévoyant de nombreuses privatisations dont celles de la Française des Jeux et des Aéroports de Paris (regroupant près de 26 aérodromes). L’objectif est de créer un fond pour l’innovation des entreprises. Comme si ces dernières n’étaient pas assez gavées par l’argent public, celui de nos impôts…

Chaque année, c’est environ 270 Mds d’euros que nous donnons à ces dernières pour des résultats très mitigés. La perfusion publique ne contribue pas à créer une croissance supplémentaire à celle actuelle. De plus, il faut savoir que la Française des Jeux rapporte par exemple 3,4 milliards d’euros à l’État sans parler des dividendes. On pourrait imaginer un plan d’innovation basé sur les dividendes des entreprises avec des conditions assez sévères, ce que le néolibéralisme ne permet pas. Les aides sociales sont soumises à des contrôles stricts, jamais celles versées à l’endroit des entreprises.

Avec une majorité à l’Assemblée nationale, le système parlementaire conduit inexorablement au fait qu’un gouvernement peu soutenu par l’opinion publique peut quand même porter des projets de lois nationaux allant à l’encontre de ce que réclame le plus grand nombre de ses citoyens. La résistance au dessein mercantile ne s’est pas fait attendre. Le Sénat a tout d’abord rejeté le premier projet de loi Pacte du Parlement. Qu’importe ! le gouvernement, fort de l’omnipotence de la République en marche dans l’hémicycle, l’a finalement emporté haut la main le 11 avril 2019 par 147 voix pour, 50 contre et 8 abstentions.  La dernière option restait donc le référendum d’initiative partagée — le RIP, créé sous la présidence de Nicolas Sarkozy par l’article 11 de la Constitution, modifiée par la loi constitutionnelle du 23 juillet 2008 —, une première dans l’histoire de la Cinquième République, surtout qu’il fallait réunir plus de 185 signatures de parlementaires. C’est chose faite puisque ce sont « près de 200 parlementaires, tous bords politiques confondus, [qui] ont ainsi lancé le premier référendum d’initiative partagée de l’histoire pour contrer le projet du gouvernement de privatisation des aéroports de Paris ». Toutefois, les modalités de mise en place apparaissent comme particulièrement compliquées, tout étant fait pour empêcher que ce référendum connaisse une issue défavorable au gouvernement. En effet, pour toucher et motiver plus de 4,7 millions de personnes du corps électoral, il faudrait du temps. Or, nous ne disposons que de 9 mois, c’est trop peu.

Enfin, l’interview promise ne s’est pas faite, nous avons donc décidé de diffuser un entretien de Cabu sur la chaîne KTO TV.

E3 : Conférence de presse de Boucherie Abolition et entretien avec l’association étudiante Animalise de Strasbourg

La samedi 8 Juin au matin, le collectif Boucherie Abolition présentait une conférence de presse suite aux arrestations de douze à membres à six heures du matin. Dans ce cadre, les militants du collectif ont présenté soigneusement une ébauche de l’argumentation pour la défense qui aura lieu lors du procès en septembre pour différents chefs d’inculpation.

Lors de la manifestation pour la fermeture des abattoirs organisée par l’association L214, huit militants du collectif Boucherie Abolition ont réalisé une performance sur la statue de la République en y déversant des sauts de faux-sang pour faire une allégorie du sang qui coule dans les abattoirs. En France, c’est près de 3 millions d’animaux qui sont tués les jours et des centaines de millions dans le monde tous les jours. La pluie a nettoyé la statue avec les équipes de nettoyage de ville de Paris.

Dans le cadre du débat que cette action a provoqué, nous sommes allés discuter avec Gad Weil, président du MJLF, pour avoir un débat contradictoire à ce sujet. Nous allons pouvoir l’interviewer entre le 21 et le 23 juin sur la place de la république.

Toujours dans le cadre de la marche pour la fermeture des abattoirs, nous avons eu la chance de photographier l’association étudiante « Animalise » basée à Strasbourg. De fil en aiguille, nous avons proposé une interview. Nous nous sommes entretenus par téléphone le 12 juin.

Tu la sens la Liberté ? E3 : Conférence de presse de Boucherie Abolition et entretien avec l’association étudiante Animalise de Strasbourg

Musique utilisée pour l’épisode :
The pogues – The boy from the country hell
Chant révolutionnaire Yiddish – In Ale Gasn
Bjork – Jóga (cover)
Jean Ferrat – En Groupe en ligue en procession
Ennio Morricone feat Joan Baez – Here’s To You

E2 : Interview de David Poulain du syndicat « Les Constructifs »

Nous avons interviewé David Poulain — Gilet jaune bordelais — par téléphone durant une bonne vingtaine de minutes. Nous lui avons posé une série de questions pour tenter de comprendre sa vision du monde et pourquoi il a décidé de créer un nouveau syndicat, « Les Constructifs », alors que l’offre en la matière est déjà assez large.

Au cours de notre entretien, il s’est présenté comme un économiste enseignant à la faculté. Peut-être une manière d’asseoir sa légitimité par le biais de cet argumentum ad potentiam (1)…

De façon claire et appuyée, il nous a longuement décrit sa volonté de réduire encore les cotisations sociales salariales et patronales notamment pour redonner de la compétitivité aux entreprises. Il affirme qu’une telle baisse pourrait relancer la croissance d’un à deux points du PIB.

Sur la question de la transformation du Crédit Impôt Compétitivité Emploi (C.I.C.E.), il s’est déclaré tout à fait disposé à la pérennisation de la baisse des cotisations sociales, bien que tout le monde sache que cette niche fiscale n’a pas permis de créer de l’emploi ni de faire repartir l’économie alors que des dizaines de milliards ont été investis dans les entreprises.

À propos de la fermeture du site de Blanquefort, il s’est dit favorable à une loi exigeant le remboursement des aides de l’État ou encore taxation à hauteur de 100 % des produits vendus lorsque cette restructuration boursière est effectuée avec manifeste de « gaver » les actionnaires.

Sur la question de l’euro fort avantageant particulièrement l’Allemagne, il nous a expliqué qu’il désirait une négociation ferme pour créer un euro faible afin que la France (et les autres pays du Sud) puissent faire repartir leurs économies.

De même, une dévaluation monétaire sur trois années permettrait de relancer l’économie sans avoir à faire une dévaluation interne à travers la modération salariale et la baisse des aides sociales.

Il a aussi plaidé en faveur de la simplification administrative : un processus amorcé sous le quinquennat de François Hollande et qui se poursuit sous celui d’Emmanuel Macron.

« Les Constructifs » appliquent la logique du gagnant-gagnant dans le cadre de la mondialisation. Chez Tu la sens la liberté ? on a du mal à comprendre cette conception surtout lorsque la mondialisation fait toujours plus de perdants que de gagnants.

Toutefois, David Poulain met en garde sur le risque d’une récession générale. En effet, la croissance de l’Allemagne commence à montrer des signes de faiblesse et les prévisions des économistes sur une éventuelle récession aux États-Unis deviennent de plus en plus plausibles. En 2020, nous risquons de vivre une crise économique de grande ampleur dépassant les deux précédentes : celle des subprimes de 2008 et celle de la dette souveraine de 2011-2012.

À la lumière des propos de David Poulain, on peut affirmer, sans trop se tromper, que son syndicat soutient les thèses néolibérales.

Tu la sens la Liberté ? E2 : interview de David Poulain, les soignants des Hôpitaux en colère et Kinder aide-soignante en EHPAD

Notes :
(1) Argument d’autorité

E1 : Manifestation antifasciste du 1er Juin 2019

Clément Méric a été assassiné le 5 juin 2013 par les néonazis, c’était il y a six ans. Des groupuscules d’extrême-droite ont été dissous à l’époque, mais ce sont vite reconstruit. Cela témoigne de la nécessité de combattre des idées et les différents groupes qui composent l’extrême-droite.

L’état emprisonne également ceux qui s’opposent à « l’état policier » et à sa justice policière. On a forcément une pensée pour Antonin. Il croupie dans les geôles de la République bourgeoise par une décision de justice l’ayant condamné à 5 ans prison, dont 2 ans avec sursis pour l’incendie d’un véhicule de la maison poulaga qu’il a toujours nié.

Nous avons vu la droite filloniste reprendre une grande partie de l’argumentaire de l’extrême-droite. Ne nous trompons pas. La droite républicaine dans son virage « à droite toute » est devenue un « Rassemblement National BIS ». L’érosion du parti « Les Républicains » s’explique certainement par le fait que les adhérents ont préféré l’original à la copie.

Dans le même temps, le fascisme ne cesse de progresser dans le corpus idéologique du parti présidentialiste. Le nombre de propos hostile aux réfugiés doit nous interpeller. De même que le vote avec le Rassemblement National du projet de loi « Asile & Immigration » soulève une certaine convergence sur le sujet de contrôle de l’immigration. Le parti présidentialiste peut se targuer d’être dans le camp du « progrès », mais le dualisme entre le « bien » et le « mal » a certaines limites. Au contraire, Emmanuel Macron a fait le jeu Rassemblement National. D’autant qu’il ne s’agissait pas de refaire l’élection présidentielle, mais d’une élection européenne à un tour. De Facto, il est en grande partie responsable de ce score.

Les grands médias portent également une certaine responsabilité dans le fait que l’extrême-droite augmente. Dans les années 80, la question était de savoir s’il fallait inviter ou non l’extrême-droite sur les chaînes de télévision ou de radio. Aujourd’hui, les journalistes ouvrent un grand boulevard à l’extrême-droite et à ses idées politiques. Est-ce que l’on peut dire quelques mots sur la question de la liberté de la presse sous un gouvernement d’extrême-droite ? Elle est quasiment nulle. En effet, la presse sous l’extrême-droite est aux ordres du parti présidentialiste. Il s’agit d’accentuer encore plus le fait actuel. Dans ce cadre, on peut voir une certaine complicité des médias à l’égard de la montée de l’extrême-droite dans les urnes, mais de façon générale dans l’opinion politique.

Dans un cadre où l’obscurantisme égale des scores sans précédent, l’antifascisme ne peut-être qu’une certaine forme d’espoir pour les luttes actuelles, mais aussi pour les luttes futures

Manifestation antifasciste du 1er Juin 2019